Détenus depuis octobre 2025 en Côte d’Ivoire, Gaston Adjagba et l’un de ses compatriotes dénoncent une arrestation arbitraire et des conditions de vie alarmantes au sein du pôle pénitencier d’Abidjan. Dans une lettre poignante adressée aux autorités de Cotonou, ils implorent une intervention diplomatique pour mettre fin à ce qu’ils qualifient d’injustice. L’appel à l’aide vient des murs du bâtiment A, cellule 104, de la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA). Gaston Adjagba, de nationalité béninoise, s’y trouve écroué aux côtés d’un compatriote après un transfert depuis Yamoussoukro. Leur récit, consigné dans une correspondance datée du 12 janvier 2026, dépeint une procédure judiciaire aux contours flous et une situation humanitaire critique. Une interpellation sur le chemin de l’école Les faits remontent au 20 octobre 2025. Alors qu’il se rendait chercher sa fille à l’école aux environs de 11h30 à Yamoussoukro, Gaston Adjagba raconte avoir été interpellé par un agent de police. Malgré la présentation de ses pièces d’identité, la situation bascule rapidement. « Un groupe de policiers qui n’était pas loin de nous lui demande de me faire approcher du groupe. C’est une fois arrivé chez eux que ces derniers m’ont fait monter dans leur camion cargo qui était sur les lieux avec force sans aucune question supplémentaire ». Après une première audition au 3ème arrondissement de Yamoussoukro, puis un enregistrement à la gendarmerie, il est transféré avec son compagnon à la gendarmerie d’Agban à Abidjan. « C’est de là que je suis déféré au tribunal des affaires politiques et ensuite mis en prison », précise-t-il. Un appel pressant aux autorités béninoises Aujourd’hui, les deux détenus ne cachent plus leur désarroi face à une incarcération qu’ils ne comprennent pas. Face au silence de la procédure, ils se tournent vers leur pays d’origine. « C’est en cela que nous demandons et implorons l’assistance et l’aide de nos autorités béninoises de nous venir en aide, car nous sommes dans des conditions très précaires au sein de la prison du pôle pénitentiaire d’Abidjan communément appelé (MACA) ». Adressant leur message directement au ministre des Affaires étrangères et aux autorités judiciaires du Bénin, ils concluent leur plaidoyer par un appel à la protection consulaire : « Merci Mr/Mme le ministre de bien vouloir nous sauver de cette situation incomprise ». Pour l’heure, cette bouteille à la mer attend une réponse officielle des services diplomatiques de Cotonou pour faire la lumière sur ce dossier. LIRE LEUR LETTRE DE DETRESSE Navigation de l’article Burkina Faso : Un commando de 22 ministres pour une nouvelle dynamique gouvernementale Législatives du 11 janvier : Le grand tournant des 109 sièges et les défis de la répartition