L’histoire se répétera-t-elle à Agadir ? Face au géant égyptien ce lundi, le onze béninois mise sur ses « grognards » de 2019 pour encadrer la jeunesse. Entre sérénité retrouvée et soif de revanche, le vestiaire de Gernot Rohr croit dur comme fer à un nouveau coup d’éclat en terre marocaine. Dans le vestiaire béninois, l’heure n’est plus aux calculs mais à la transmission. Si le sélectionneur Gernot Rohr a tenu à balayer les rumeurs de primes mirobolantes, l’essentiel est ailleurs : dans les têtes. Huit joueurs, témoins privilégiés de l’exploit de 2019, s’activent en coulisses pour transformer la pression en une force tranquille avant le choc contre l’Égypte. Parmi eux, Rodrigue Kossi incarne cette maturité nouvelle. Du haut de ses 26 ans, il joue les paratonnerres pour ses cadets. « Sur cette deuxième CAN je sens que je n’ai pas de pression », explique le milieu de terrain. Bien qu’il n’ait pas encore foulé la pelouse durant ce tournoi, son influence reste capitale pour apaiser les novices : « J’ai le sentiment d’avoir déjà vécu cette une CAN 2019 avec une grande intensité. Celle-là, je l’accueille avec beaucoup de calme, de sérénité. Et aux coéquipiers qui jouent leur première CAN, je leur dis « tranquille ». J’essaie de leur passer un message positif pour dire qu’il n’y a pas de peur à avoir. » Cette solidarité de groupe est le socle sur lequel Gernot Rohr bâtit sa stratégie. Pour le technicien, le vécu des cadres comme Dossou ou Allagbé est un moteur de motivation incomparable. Il souligne d’ailleurs l’ironie du sort qui anime ses hommes : « Ce sont des garçons qui sont vraiment très précieux pour notre groupe. Ils disent “nous l’avons fait en Égypte contre le Maroc et on voudrait le refaire au Maroc contre l’Égypte” ». Un message reçu cinq sur cinq par la relève, à l’image du jeune Rodolfo Aloko, qui puise son énergie dans les conseils de son capitaine Steve Mounié. L’optimisme est d’autant plus permis que le Bénin a enfin brisé son plafond de verre en s’offrant sa première victoire historique dans une phase finale contre le Botswana. Ce succès, couplé à un sentiment d’injustice après l’épisode de la VAR face à la RDC, a soudé le groupe. Pour Rohr, cette confiance retrouvée est l’ingrédient qui manquait : « Gagner un premier match enfin, après la cinquième participation du pays, ça donne confiance aux joueurs ». À Agadir, les Guépards ne comptent plus seulement sur les nuls, mais sur leur capacité à faire tomber les rois du continent. Navigation de l’article Bavure policière à Parakou : la hiérarchie frappe fort et limoge le Directeur départemental Crise politique majeure à Caracas : Delcy Rodríguez « La Tigresse » du chavisme au défi de l’intérim