La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu son délibéré ce mardi 12 mai 2026 dans le dossier relatif à la tentative de coup d’État de décembre 2025. L’ancien parlementaire Soumaïla Sounon Boké a été condamné à une peine de cinq ans de prison ferme, marquant ainsi une étape décisive dans la préservation de l’ordre institutionnel au Bénin.

La juridiction spéciale siégeant à Porto-Novo a tranché. Conformément aux réquisitions du ministère public, l’ancien député a été reconnu coupable des faits qui lui étaient reprochés. Outre la peine privative de liberté, le verdict prononcé impose au condamné le paiement d’une amende s’élevant à dix millions de FCFA, témoignant de la rigueur de la loi face aux atteintes à la stabilité nationale.

Le dossier judiciaire met en lumière des actes remontant au 7 décembre 2025, date marquée par une tentative de coup d’État déjouée par les forces de défense et de sécurité. Les poursuites engagées contre l’ex-parlementaire se fondent sur la diffusion d’un message électronique au sein d’un groupe WhatsApp. Les propos incriminés, à savoir « c’est la fête », ont fait l’objet d’une analyse minutieuse par le parquet.

Pour le ministère public, cette déclaration ne saurait être perçue comme anodine dans le contexte de l’époque. Elle a été interprétée par le parquet comme une forme de soutien aux auteurs des événements subversifs. En conséquence, les chefs d’accusation d’« apologie de crimes contre la sûreté de l’État » et d’« incitation à la rébellion par le biais d’une communication électronique » ont été retenus pour fonder cette condamnation.

Placé sous mandat de dépôt avant son procès, l’ancien élu a ainsi fait face à ses responsabilités devant la justice de son pays. Ce verdict souligne la volonté des institutions béninoises de veiller scrupuleusement au respect des règles républicaines et de prévenir tout encouragement aux actions déstabilisatrices, garantissant ainsi la paix durable pour l’ensemble des citoyens.