L’honorable Hyppolite Hazounmè est absent de la liste des 218 candidats qui vont représenter l’Union Progressiste le Renouveau aux législatives de Janvier 2023. Les jaunes ont scellé leur dossier dans la 19ème circonscription électorale, laissant sur le carreau un de leurs jokers dans la stratégique commune de Sèmè-Podji. Du moins, celui qui dans cette région, a fait jusque-là la pluie et le beau temps. L’absence remarquable du baobab qui a agité les médias sociaux ces derniers jours, avec une rocambolesque affaire de viol, est singulière et appelle une lecture presque unicolore.

L’on le sait, dans les fiefs traditionnels du Prd, la guerre des positionnements devrait particulièrement être rude entre soldats de l’UP-R. Après la fusion, le retour des Tchoco-tchoco dans la bataille électorale a bousculé les certitudes et installé une vraie compétition interne entre titulaires et suppléants du nouveau parti. Mais l’arme qui a cloué les chances du député Hazounmè est venue des réseaux sociaux. Ou encore des profondeurs de « ces » actes sociaux.

Le scandale sexuel éclate à quelques jours de la clôture du dépôt des candidatures et ne fait aucun bien à l’image du député sortant. Il est même venu enraillé définitivement les chances de l’homme de Sèkandji, pourtant favori sur papier pour le renouvellement de son ticket parlementaire. Actuellement dans les mains de la justice, le sujet devenu viral et l’odeur désagréable du viol qui l’embaume ont visiblement rendu « puante » la candidature Hazounmè. A tout le moins, pour son honneur, à la place des communiqués et autres gesticulations numériques qui cachent mal une volonté de se blanchir dans l’opinion, « le présumé innocent » se doit de faire face à cette affaire avec beaucoup de responsabilité. Sa version des faits est attendue devant qui de droit et tous semblent s’accorder sur le principe du droit. Pour espérer exister encore en politique, peut-être réussira-t-il à se laver de tout soupçon…

En attendant, les responsables de l’UP-R ont fait une option simple. Celle de préserver la renommée d’un parti politique et le travail acharné d’une équipe prête pour la conquête des législatives. Celle d’éviter les frais d’un hypothétique acte individuel aux conséquences collégiales et indélébiles. Le viol est déjà un acte grave. En politique, c’est l’arme parfaite pour un suicide. C’est le goûter de la chute.

Jean- Luc GADJI