Seize ans après le sacre historique de 2010, l’Espagne est de nouveau sur le toit du monde. Au terme d’une finale à sens unique disputée lors de cette 23e édition du Mondial, la Roja a fait plier l’Argentine durant la prolongation grâce à son attaquant Ferran Torres. Dominateurs de bout en bout, les Espagnols s’offrent une victoire incontestable qui couronne un parcours d’une solidité défensive et collective exceptionnelle.

L’héritier de Johannesbourg a surgi

Andrés Iniesta s’est trouvé un digne successeur dans l’histoire du football espagnol. Comme le légendaire milieu de terrain qui avait délivré la Roja en 2010 à la 116e minute contre les Pays-Bas, c’est cette fois Ferran Torres qui a enfilé le costume de héros national. Entrés dans le temps additionnel après un match fermé, les Espagnols ont concrétisé leur immense domination à la 106e minute. Sur une remise de la tête de Nico Williams, l’attaquant du FC Barcelone a propulsé le ballon du pied gauche au fond des filets, débloquant une rencontre cadenassée et offrant un bonheur immense aux socios.

Une domination espagnole absolue

Si le score final reste minimaliste (1-0), rappelant les finales de 2010 et 2014, le contenu du match a mis en lumière une maîtrise technique implacable de la part des hommes de Luis de la Fuente. Dès la 5e minute, Lamine Yamal a donné le ton en obligeant Emiliano Martinez à s’employer dans un angle fermé. Monopolisant le ballon et dictant le tempo de la partie, l’Espagne s’est installée durablement dans le camp d’une Albiceleste étouffée. Au retour des vestiaires, l’accélération des Espagnols a fait vaciller la défense adverse, mais le gardien argentin a multiplié les parades miracles face à Baena (46e), Rodri (77e) puis Williams en toute fin de match (90+3, 93e) pour maintenir son équipe en vie.

Une Argentine sans solution et un Messi muselé

En face, l’Argentine, qui disputait sa troisième finale en quatre éditions, a livré une prestation particulièrement pâle. Habituée aux retournements de situation spectaculaires dans ce Mondial, l’équipe sud-américaine a été totalement muselée et n’a pas réussi à inscrire le moindre tir cadré de toute la partie. Symbole de cette impuissance, le capitaine Lionel Messi est resté invisible, parfaitement pris par le collectif espagnol. Les affaires argentines ne se sont pas arrangées à la 90e minute avec l’expulsion d’Enzo Fernandes après un second carton jaune, scellant définitivement le manque d’idées d’une équipe à bout de souffle qui a uniquement survécu grâce aux exploits de son gardien.

Un triomphe historique et des records à la clé

Ce deuxième sacre mondial vient couronner une campagne tout simplement magistrale pour l’Espagne. Dans ce nouveau format de compétition élargi à 48 équipes, la Roja a fait preuve d’une imperméabilité défensive hors du commun en n’encaissant qu’un seul et unique but durant tout son parcours. Mieux encore, grâce à ce clean sheet en finale, la sélection espagnole enchaîne un 38e match consécutif sans défaite, établissant un nouveau record absolu dans l’histoire du football international. La fête s’annonce longue à Madrid pour célébrer cette génération dorée, sacrée après avoir offert un spectacle total, complété à la mi-temps par un show mémorable de Madonna et Shakira.