Gardien des Mystères sacrés, Vénérable Apaiseur de cœur et thérapeute de l’âme, Sylvain V. Kuassi porte un regard singulier et éclairé sur les dynamiques de l’existence. À l’approche de la parution de son nouvel ouvrage coécrit avec le Babalawo Aly N. Gnanih, ce guide spirituel nous accorde un entretien grand format. Il y aborde les mystères de la destinée, l’épreuve du succès chez les jeunes et les voies de l’harmonie intérieure. Vénérable Sylvain V. Kuassi, vous êtes reconnu comme Gardien des Mystères sacrés et thérapeute de l’âme. Comment définissez-vous votre mission auprès de celles et ceux qui cherchent leur voie ? Sylvain V. KUASSI : Ma mission est avant tout une œuvre d’éveil, d’apaisement et de transmission. En tant que thérapeute de l’âme, je me penche sur les fêlures invisibles que porte l’être humain. Tout comme notre terre béninoise a connu l’ère symbolique de la jarre trouée — marquée par l’éparpillage, la perte et la rupture —, l’individu traverse parfois des moments de déséquilibre intérieur. Mon rôle est d’accompagner chacun vers la restauration de son harmonie, vers la « jarre pleine », c’est-à-dire la plénitude retrouvée et l’accomplissement de sa lumière intérieure. Dans notre société actuelle, de plus en plus de jeunes accèdent à une grande réussite matérielle ou sociale très tôt. De votre point de vue spirituel, s’agit-il d’une bénédiction ou d’un danger ? Sylvain V. KUASSI : La réussite précoce est une réalité à double tranchant. D’un côté, c’est World book day celebration social media post template une formidable opportunité : elle offre le temps, l’énergie et les moyens de bâtir de grandes choses et d’être utile à sa communauté dès son plus jeune âge. Mais si cette réussite n’est pas portée par une grande maturité et un ancrage spirituel solide, elle peut vite se transformer en menace. Le succès précoce apporte son lot de tentations, de lourdes responsabilités et parfois une pression qui égare l’esprit. Sans préparation de l’âme, le matériel prend le dessus et crée l’illusion, risquant de fissurer le vase intérieur. Quel conseil donnez-vous à cette jeunesse qui aspire au succès ou qui le vit déjà à un jeune âge ? Sylvain V. KUASSI : Je leur recommande avant tout de rechercher l’équilibre. Réussir matériellement sans s’élever spirituellement, c’est construire une maison sur du sable. Les jeunes doivent apprendre à cultiver l’humilité, la patience et le respect des lois ancestrales et naturelles. Il faut voir le succès non pas comme une fin en soi ou une gloire personnelle, mais comme un outil de service, un moyen d’apporter de la valeur autour de soi. Quand le cœur reste apaisé et aligné, la réussite ne détruit pas : elle illumine et s’inscrit dans la durée. Vous préparez la sortie imminente d’un livre coécrit avec le Babalawo Aly N. Gnanih. À quoi les lecteurs doivent-ils s’attendre avec cet ouvrage à paraître ? Sylvain V. KUASSI : Cet ouvrage à venir est un appel vibrant à l’unité, à la mémoire et à la renaissance. À travers la voix conjointe du transmetteur et de son disciple en lumière, nous invitons les lecteurs à un voyage initiatique inédit. Nous y abordons la traversée des épreuves historiques et personnelles pour révéler comment sceller la rupture et faire émerger la plénitude. J’invite déjà chacun à se préparer à entrer dans ce livre comme on entre dans un sanctuaire, afin que s’accomplisse en vos cœurs et sur notre terre une radieuse renaissance. Propos recueillis par la Rédaction Navigation de l’article De la jarre trouée à la jarre pleine : Une odyssée initiatique pour l’unité du Bénin « Dilemme Chrétien » : Le tout nouveau single de la Chorale Saint-Jean Bosco de Midedji s’annonce comme une œuvre poignante et inspirante