Alors que les premières épreuves du Certificat d’Études Primaires (CEP) ont été lancées ce lundi sur toute l’étendue du territoire national, l’effervescence n’était pas seulement dans les salles de classe. Aux abords des centres de composition, les parents, véritables piliers de cette aventure scolaire, ont déployé un arsenal de soutien mêlant logistique rigoureuse et réconfort émotionnel pour porter leurs enfants vers le succès. Le jour J est enfin arrivé. Sous le soleil matinal qui commence à poindre sur les centres de Gbégamey et d’Akpakpa, l’atmosphère est électrique, mais empreinte d’une immense bienveillance. Ici, le ballet des motos et des voitures dépose des candidats aux visages sérieux, suivis de près par des pères et des mères dont le regard trahit une vigilance de tous les instants. Pour ces familles, ce lundi marque l’aboutissement de six années d’efforts soutenus. Le premier défi de la journée a commencé bien avant l’ouverture des salles : celui de la préparation matérielle. Rien n’a été laissé au hasard. Une maman, le regard encore fixé sur le portail qui vient de se refermer, témoigne de cette minutie : « J’ai vérifié trois fois les stylos. J’ai même mis un deuxième cache-nez et une petite bouteille d’eau bénite. » Cette attention aux détails, presque rituelle, illustre la volonté farouche des parents de sécuriser le parcours de leurs protégés contre tout imprévu technique. Au-delà des trousses et des kits de géométrie, c’est une véritable garde alternée du stress qui s’est organisée. Si certains parents ne cachent pas leur anxiété, d’autres ont choisi d’arborer un calme olympien pour insuffler de la confiance à leur progéniture. « On a fini le programme depuis deux semaines. Ce matin, c’est le calme. On a juste prié ensemble », confie un parent serein, pour qui la préparation psychologique prime sur le reste. L’heure est également aux derniers conseils, ces phrases courtes et percutantes qui résonnent dans l’esprit des écoliers une fois devant leur copie. Pour beaucoup de pères de famille, le message est clair : il s’agit de transformer la pression en motivation. L’un d’eux, encourageant son fils d’une tape sur l’épaule, résume l’esprit de cette session 2026 : « C’est le fruit de 6 ans de travail. Je lui ai dit : ‘Ne panique pas, lis bien les consignes, tu connais déjà tout’. » Alors que le silence s’installe dans les centres, les parents restent souvent à proximité, formant des groupes de discussion où l’on partage ses espoirs. Cette solidarité invisible, faite de sacrifices et de prières, constitue le premier moteur de réussite pour les futurs diplômés du Bénin. Le CEP est certes un examen pour les enfants, mais c’est, plus que jamais, une victoire collective qui se dessine à l’horizon. Navigation de l’article Gestion à l’ANAN : Un responsable placée sous mandat de dépôt par la CRIET Les panégyriques en Afrique : Ce miroir sacré qui révèle l’âme et l’histoire des peuples