Face à la prolifération des points de vente d’internet non déclarés, l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste (ARCEP) durcit le ton. Les promoteurs de ces réseaux locaux ont jusqu’au 31 janvier prochain pour obtenir une autorisation légale, sous peine de sanctions. L’étau se resserre autour du secteur informel des télécommunications au Bénin. Par le biais d’un communiqué officiel, le régulateur national a rappelé à l’ordre les nombreux acteurs qui exploitent et commercialisent des accès internet sans cadre légal. Un rappel à la loi ferme Le constat de l’autorité de régulation est sans équivoque : une part importante de l’activité de fourniture de connectivité échappe encore au contrôle de l’État. Dans sa note, « Le Président de l’ARCEP rappelle que conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur au BÉNIN, l’exercice de toute activité de fourniture ou de vente de services de connexion à internet (désigné WIFI ZONE) est subordonné à la détention préalable d’une autorisation. » Cette précision vient clarifier le statut juridique de ces points de vente, souvent perçus par les promoteurs comme de simples activités de proximité alors qu’ils relèvent, aux yeux de la loi, de la catégorie des fournisseurs de services de communications électroniques. Vers une formalisation accélérée L’objectif de cette sortie n’est pas l’interdiction immédiate, mais plutôt la régularisation d’un marché en pleine expansion. L’ARCEP souhaite s’assurer que les services offerts aux citoyens respectent les cahiers des charges en matière de qualité de service et de sécurité des données. Pour ce faire, un moratoire de quelques semaines a été accordé aux contrevenants. Le Président de l’autorité « invite donc les personnes exerçant une telle activité sans l’autorisation requise à régulariser leur situation au plus tard le 31 janvier 2026. » Quelles conséquences ? Passé ce délai, les exploitants non enregistrés s’exposent à des mesures administratives et techniques pouvant aller jusqu’à la fermeture de leurs services. Les personnes concernées sont invitées à consulter les modalités de formalisation sur le site web de l’institution afin d’éviter les désagréments de dernière minute. Lire l’intégralité du communiqué sur le site de l’ARCEP COMMU8 Navigation de l’article ÉLECTIONS LÉGISLATIVES ET COMMUNALES 2026 : La Cour constitutionnelle s’active pour la proclamation des résultats définitifs Législatives et Communales : « Les Démocrates » contestent déjà la régularité du processus