Face à l’urbanisation galopante qui menace les bassins de rétention naturels, le Conseil des ministres a lancé une vaste opération de délimitation des zones humides. Cette mesure de sauvegarde, touchant Sèmè-Podji et Cotonou, vise à garantir l’efficacité des infrastructures d’assainissement et à protéger les populations contre les inondations récurrentes. La protection des poumons hydriques du Grand Nokoué entre dans une phase active. Constatant que l’expansion de l’occupation humaine réduit chaque année la portée des domaines marécageux, l’exécutif a décidé de marquer physiquement les limites de ces espaces vitaux. L’enjeu est de taille : sans ces zones tampons, les grands projets d’assainissement pluvial en cours pourraient voir leur impact drastiquement limité. Plus de 500 hectares sous haute surveillance Le projet de délimitation se déploie sur deux pôles stratégiques. Dans la commune de Sèmè-Podji, environ 30 hectares de zones humides sont concernés. À Cotonou, l’opération prend une ampleur majeure avec la délimitation de 500 hectares de zones marécageuses. L’objectif est double : d’une part, maintenir des plans d’eau naturels capables de réduire les risques d’inondation en période de crue, et d’autre part, préserver des écosystèmes fauniques et aquatiques urbains de plus en plus fragilisés. Pour concrétiser cette ambition, le Conseil a autorisé la contractualisation avec les entreprises sélectionnées pour le balisage de ces périmètres. Navigation de l’article Lutte contre la malnutrition : Le Bénin adopte sa Stratégie nationale d’Alimentation et de Nutrition 2026-2030 Protection des forêts : 135 officiers bientôt en renfort