En réaction au communiqué de la Communauté Nationale du Peuple GUIN du Bénin (CNPG-Bénin) relatif au processus de désignation de la future chefferie supérieure d’Agoué, Sylvain Kuassi rejette les positions défendues par cette organisation. Il soutient que les réalités historiques et les règles coutumières de la principauté d’Agoué apportent un tout autre éclairage sur la succession au trône. Les déclarations de la Communauté Nationale du Peuple GUIN du Bénin (CNPG-Bénin) sur la succession à la chefferie supérieure d’Agoué continuent de susciter des réactions. Après le communiqué signé par Sa Majesté SOSSA S. Clément, dans lequel l’organisation appelle au respect des usages et traditions, Sylvain Kuassi apporte une réplique fondée, selon lui, sur les réalités historiques et les principes coutumiers propres à la principauté d’Agoué. Pour Sylvain Kuassi, plusieurs affirmations contenues dans le communiqué de la CNPG-Bénin ne correspondent ni à l’histoire ni aux traditions de la localité. Il affirme notamment que « Agoué n’appartient pas au Guin. Affirmer cela est une ignorance. Les enfants d’Adjigo sont originaire de El mina au Ghana. Et ils sont descendants de la royauté d’Elmina. » Selon lui, les origines de la royauté d’Adjigo diffèrent de celles du peuple Guin et les deux réalités historiques ne sauraient être confondues. Il estime que cette distinction est essentielle pour comprendre les règles qui encadrent la succession à la chefferie supérieure d’Agoué. S’agissant de la réunion organisée à la maison Diogo, que la CNPG-Bénin remet en cause, Sylvain Kuassi défend sa légitimité. Il déclare : « La maison Diogo où la réunion est convoqué à les droits car la famille Diogo appartient à la royauté d’Adjigo. » Il rappelle également des faits qu’il considère comme déterminants dans l’histoire de la succession. « Depuis que mon grand père Blaise Kuassi Pkoton d’Adjigo a désigné son filleul Atanley comme régent avant d’être emprisonné par l’administrateur français, aucun digne fils d’Adjigo n’a été désigné roi. » À ses yeux, cette situation explique pourquoi la principauté demeure sous une régence. « Aujourd’hui Agoué qui est une principauté d’origine n’a pas de roi, un régent est toujours présent. » Sylvain Kuassi conteste en outre la légitimité de Sa Majesté SOSSA S. Clément à intervenir dans le processus de succession d’Agoué. Il estime que les décisions relatives à cette chefferie relèvent exclusivement des familles royales concernées et des autorités coutumières compétentes de la principauté. Enfin, il soutient que les familles Adjigovi et Awangjigo, qu’il rattache à la royauté d’Elmina, demeurent les références historiques en matière de succession à Agoué. Pour lui, toute démarche visant à désigner une future chefferie supérieure devrait s’appuyer sur ces fondements historiques et coutumiers afin de préserver l’authenticité des institutions traditionnelles. À travers cette prise de position, Sylvain Kuassi invite les populations à se référer aux faits historiques et aux règles coutumières transmises de génération en génération. Selon lui, le débat autour de la succession à la chefferie supérieure d’Agoué ne peut être tranché qu’à la lumière de l’histoire de la principauté et dans le strict respect de ses traditions ancestrales. Navigation de l’article Promotion du travail dans les industries culturelles au Bénin : L’OIT et ses partenaires lancent l’initiative CREATE Rentrée 2026-2027 : AMAZON-ACTS lance « Graines de Lumière » pour offrir 150 kits scolaires à des enfants vulnérables