Le président du parti Moele-Bénin sort de son silence et met en cause les deux grandes formations de la mouvance présidentielle. Il appelle Joseph Djogbénou et Abdoulaye Bio Tchané à clarifier leur position.
Dans une déclaration rendue publique ce week-end, Jacques Ayadji, président du parti Moele-Bénin, a dénoncé ce qu’il qualifie de manœuvres de déstabilisation orchestrées par le Bloc Républicain (BR) et l’Union Progressiste le Renouveau (UPR), deux partis alliés du pouvoir. À l’en croire, ces formations chercheraient à affaiblir son parti en perspective des prochaines échéances électorales.

« Nous subissons des tentatives d’étouffement politique déguisées en stratégies de positionnement. Il y a une volonté manifeste de nous empêcher d’exister »,
a déclaré Jacques Ayadji, visiblement remonté.

Le leader de Moele-Bénin interpelle directement Joseph Djogbénou, président de l’UPR, et Abdoulaye Bio Tchané, leader du BR, leur demandant de clarifier leurs intentions vis-à-vis de son parti.

« Il est temps que les responsables de ces partis disent clairement s’ils sont pour une mouvance pluraliste ou pour une hégémonie silencieuse »,
a-t-il martelé.

Des tensions persistantes dans la mouvance
Cette sortie traduit un malaise latent au sein de la mouvance présidentielle, où certains partis plus modestes dénoncent depuis plusieurs mois un déséquilibre dans le partage des espaces politiques, des responsabilités et des ressources.

Moele-Bénin, qui s’est affirmé comme un soutien loyal au président Patrice Talon tout en conservant une voix propre, semble désormais payer le prix de son autonomie stratégique.

Un appel au président Talon ?
Sans le nommer explicitement, Jacques Ayadji semble adresser un message au chef de l’État lui-même, l’invitant à garantir un espace équitable pour tous les partis de la mouvance :

« Nous croyons en une majorité plurielle et équilibrée. C’est le seul chemin vers une démocratie apaisée. »

Cette prise de parole ouvre une séquence politique inédite, alors que les préparatifs pour les élections générales de 2026 battent leur plein et que les repositionnements internes s’intensifient.

 

La Rédaction