Les fortes pluies tombées ce mercredi sur la capitale économique ont plongé Sikècodji et Gbèdjromédé dans une situation critique. Entre habitations envahies et axes routiers submergés, les populations, désormais à bout de souffle, interpellent les autorités face à l’ampleur des dégâts matériels et à la paralysie totale de leurs activités.

Le réveil a été amer pour des milliers de Cotonois au lendemain des précipitations du mercredi 06 mai 2026. Dans plusieurs quartiers périphériques et centraux, le décor est celui d’une ville assiégée par les eaux. Les routes, devenues totalement impraticables, ont contraint les usagers à un immobilisme forcé, brisant net le dynamisme habituel de la cité commerciale.

Un quotidien noyé sous les flots

À Gbèdjromédé, l’eau n’a pas seulement stagné dans les rues ; elle a forcé l’entrée des domiciles, ne laissant aucun répit aux familles. Le désespoir est palpable dans le témoignage d’une sinistrée : « l’eau est restée dans notre chambre même rentré sous notre matelas le matelas était tout mouillé tous les cartons tous les habits qui sont dedans sont mouillés ». Cette intrusion brutale des eaux a détruit des années d’efforts en quelques heures, laissant les habitants dans une incertitude totale. « Je ne sais pas où on va dormir », lâche un riverain, désemparé face à l’ampleur du désastre.

L’activité économique à l’arrêt

Le constat de la paralysie est général. À Sikècodji, les commerces et les déplacements professionnels ont été sacrifiés sur l’autel de l’inondation. Pour beaucoup, sortir de chez soi est devenu un défi insurmontable. « Je ne suis allée nulle part à cause de la pluie ma zone est inondée il faut passer dans l’eau », confie une habitante dont la journée a été rythmée par l’attente d’une décrue qui tarde à venir.

L’urgence d’une solution durable

Si l’intensité de la pluie est pointée du doigt, les riverains évoquent également des causes structurelles, notamment l’obstruction de certains canaux par des constructions ou des remblais de fortune. Face à l’urgence de la situation, les appels au secours se multiplient vers la municipalité et le gouvernement. « On demande aux autorités de venir vraiment régler le problème », plaide un habitant de Sikècodji, résumant l’aspiration d’une population qui refuse de voir chaque saison des pluies se transformer en un calvaire sans fin.

Alors que les prévisions météo restent incertaines, l’heure est au bilan et au nettoyage pour ces familles qui, les pieds dans l’eau, attendent désormais des actes concrets pour sécuriser leur cadre de vie.

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