Dans le cadre de sa politique mémorielle et d’accueil des diasporas, le Bénin simplifie de manière historique l’accès à la nationalité par reconnaissance pour les Afro-descendants. Désormais, la réalisation d’un test ADN n’est plus obligatoire, laissant place à une procédure administrative allégée et facilitée. Le Bénin franchit un nouveau pas décisif dans la concrétisation de son projet mémoriel et fraternel envers les descendants d’Africains déportés lors de la traite négrière. L’obligation de fournir un test ADN, qui constituait jusqu’à présent une barrière technique et financière importante pour de nombreux candidats, a été officiellement levée. L’annonce a été partagée par l’animateur et producteur panafricain Claudy Siar, récemment naturalisé et nommé chargé de mission à la culture et à la visibilité du Bénin. Une simplification par le dossier administratif Cette évolution majeure réoriente la démarche vers un examen purement administratif. Les postulants à la citoyenneté béninoise peuvent désormais constituer et acheminer leurs demandes directement par l’intermédiaire de structures dédiées. « Il vous suffit tout simplement d’envoyer votre dossier à Retour Gagnant Bénin », a précisé Claudy Siar, confirmant que la preuve par l’ADN ne fait plus partie des conditions restrictives d’accès à la reconnaissance mémorielle. Réparer les fractures de l’Histoire L’exigence systématique de tests de filiation génétique s’avérait complexe face à l’effacement historique des archives et aux ruptures familiales causées par la déportation. En supprimant ce verrou, les autorités béninoises entendent accélérer la mise en œuvre de la loi historique sur le « droit au retour ». L’obtention de cette attestation de nationalité par reconnaissance reste la passerelle essentielle avant l’inscription définitive au Registre national des personnes physiques. Le Bénin, terre d’accueil des diasporas À travers cette mesure d’assouplissement très attendue, le pays consolide sa position de pionnier et de carrefour mondial du panafricanisme. En tendant les bras aux Afro-descendants sans contrainte biologique, le Bénin réaffirme son rôle de terre de mémoire, de reconnexion culturelle et de rassemblement pour tous les enfants de la diaspora désireux de renouer officiellement avec la terre de leurs ancêtres. Navigation de l’article Gbèzé Zéguézougou : libéré, le roi du Tchinkoumin brise le silence et rassure ses fans Visas refusés : Le rêve mondial des Amazones brisé par la Croatie !