À l’approche des épreuves du Certificat d’Étude Primaire (CEP), l’effervescence gagne les écoles et les foyers. Pour des milliers d’écoliers, ce premier grand rendez-vous académique est un mélange d’émotions fortes, entre « envie de réussir » et « peur » de l’inconnu. Dans les rues de Cotonou, l’heure est à la nostalgie : des citoyens de tous âges se replongent pour nous dans les souvenirs impérissables de leur toute première fois face aux feuilles d’examen. Le CEP n’est pas qu’un simple diplôme ; c’est le rite de passage qui marque la fin de l’enfance et l’entrée vers le cycle secondaire. Si pour les candidats actuels, le stress est à son comble, pour les anciens, l’heure est au récit. Dans les quartiers de la capitale économique, du grand marché de Dantokpa aux avenues de Ganhi, chacun garde une image précise de ce matin de juin où tout a commencé. Un mélange d’adrénaline et de devoir Pour beaucoup de Cotonois interrogés, le souvenir reste vif, presque intact. La sensation du banc d’école, l’odeur du papier neuf et le silence solennel du centre d’examen reviennent en mémoire. « Entre émotion, envie de réussir, peur, chacun a l’objectif et le devoir de réussir », nous confie un riverain rencontré à l’ombre d’un manguier. Pour lui, comme pour tant d’autres, le CEP représentait à l’époque la première grande mission confiée par les parents, une responsabilité immense sur de frêles épaules. Des anecdotes qui traversent le temps Les récits se suivent et se ressemblent par leur intensité. Certains se souviennent du petit déjeuner spécial préparé par une mère aimante pour « donner de la force », d’autres évoquent la prière commune devant le portail du centre de composition. Les citoyens rencontrés « se rappellent encore de leur premier jour de composition » avec un sourire parfois teinté d’une pointe d’émotion, se revoyant enfants, serrant leur trousse et leur règle, prêts à braver les épreuves de dictée ou de calcul. Un message de soutien aux futurs diplômés Au-delà de la nostalgie, cette plongée dans le passé est aussi un vibrant message d’espoir pour la génération actuelle. À travers ces témoignages, les aînés rappellent que cette peur que ressentent les enfants aujourd’hui est universelle et nécessaire : elle est le signe de l’importance du défi. En partageant leurs expériences, les citoyens de Cotonou encouragent les jeunes candidats à transformer leur appréhension en énergie positive pour décrocher ce précieux sésame qui ouvre les portes du futur. Alors que les centres d’examen s’apprêtent à accueillir la nouvelle promotion, la ville de Cotonou semble murmurer à ses enfants que le succès est au bout de l’effort, et que demain, ce seront eux qui raconteront avec fierté l’histoire de leur premier jour de CEP. Navigation de l’article Manche retour Sierra Leone vs Bénin : Les Amazones prêtes à conquérir Freetown en jaune Taekwondo / Championnat d’Afrique Bamako 2026 : Le Bénin déploie ses ambassadeurs pour une conquête historique