Nouvelle désillusion pour les Guépards du Bénin. Les Lions de l’Atlas ont affronté, ce lundi 09 juin, leurs homologues du Bénin, dans le cadre d’un match amical des journées Fifa. Vainqueur sur la plus petite des marges, le Maroc partait favori avant le coup d’envoi de cette rencontre prévue à 21h (Heure béninoise). Bien qu’annoncé cheval gagnant, les représentants du royaume chérifien n’ont toujours pas digéré l’élimination à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de 2019 et restent sur leurs faims. Maroc – Bénin. Une affiche qui renvoie à la victoire des Ex-Ecureuils, lors des huitièmes de finale de la Can 2019. Bien qu’ayant à cœur de faire bonne impression, les Guépards ont donné tout ce qu’ils pouvaient, dans un Complexe Sportif de Fès à guichets fermés. Sous le regard de Faouzi Lekjaa, président de la Fédération Marocaine de Football, les Lions de l’Atlas ont fait service minimum, face aux Guépards du Bénin. Les poulains de Gernot Rohr ont su gérer à bon escient, le rythme de la rencontre, dictée par le métronome marocain, Adel Amrabaat, ancien sociétaire des Reds Devils de Manchester United. Le salut proviendra de lui, dans les arrêts de jeu de la première période. A plusieurs reprises, ce dernier a distillé beaucoup de passes, surtout de longues balles aériennes, dont celle qui fera le bonheur de tout le peuple marocain. Contrairement à leurs adversaires, le 11 entrant béninois ne regorgeait d’aucun nom ronflant, excepté Steve Mounié (Fc Augsbourg/Bundesliga), capitaine de sa formation. La seconde période révèlera un meilleur visage de la performance des Guépards. Positionné au poste de numéro neuf, El Kaabi, bien muselé par Olivier Verdon, dans la surface de réparation, trouvera l’astuce dans les contre-appels, pour ouvrir le score (1-0, 47e), et de quelle manière ? Une reprise de volée monumentale, après avoir anéanti ‘’le Général Mental’’, puis Marcel Dandjinou, coupable d’une sortie tardive et superficielle, dans les ultimes secondes des arrêts de jeu, changera définitivement le cours du match. Surtout, après l’entrée en jeu de Razack Rachidou, la perle de Sobemap Fc, qui a fait sensation, pendant la quinzaine de minutes disputée. Jeune talent prometteur, ce crack pourrait devenir un sérieux prétendant, aux futurs cadres de la sélection béninoise. Sa prestation n’étant pas passée inaperçue, grâce à son bagage technique, il aurait pu obtenir un pénalty, suite à une altercation dans la surface de réparation. Une action jugée sans faute par l’arbitre tunisien, au sifflet. Les Tops et Flops Flops Au titre des flops, aligné dans le onze entrant, en lieu et place d’Andreas Hountondji, indisponible pour raisons de blessure, Jodel Dossou, aurait été totalement transparent jusqu’à son remplacement, juste après l’heure de jeu. La fausse note, dirait-on ? Sans paraître acerbe, à travers les critiques, il a été dépassé par la vivacité, les accélérations incessantes de Bellamari, positionné sur le flanc gauche de la défense marocaine. Les débordements ayant fait les beaux jours de sa carrière sont désuets, au vu de ses récentes prestations en équipe A. Sa fougue, ses dribbles déroutants, ses marathons sur le flanc droit et sa capacité à crocheter pour infiltrer l’axe de jeu, ont complètement disparu de sa palette technique. A tel point qu’une perte de balle, lui vaudra une petite biscotte, pour faute non sifflée et simulation. Une fin de carrière en berne et des séjours dans des clubs sous-cotés, lui vaudront cette descente aux enfers. Après de bons et loyaux services envers la République, il mérite une sortie honorable, dès que le nouveau papa se serait décidé de mettre fin à sa carrière internationale. Après Dossou, Francisco Dodo Dokou s’ajoute à la liste des déceptions de la prestation des Guépards du Bénin. Brillant et milieu créatif, Dokou s’enlise dans les profondeurs des fantaisies et fioritures, dont un joueur aspirant à la classe mondiale devrait se défaire, dès les premières lueurs d’une prédisposition au football professionnel. Avec un rendement aléatoire, des éclats et fulgurances par intermittence, il devrait se concentrer sur ce qu’il sait faire de mieux : l’animation en position de numéro 8 ou sa polyvalence en double rideau devant sa défense. Sa principale qualité résidant non pas dans ses aptitudes défensives, ou à trouver les brèches et se projeter depuis l’entrejeu, pour alerter ses ailiers ou son avant-centre dans les conditions les plus confortables. Marcel Dandjinou, quant à lui, après avoir conquis le cœur des supporters béninois et celui de Rohr, peine à s’imposer depuis quelques rencontres. Commettant ainsi des irrégularités, par manque de concentration ou par excès de confiance. Fautif également sur le but, il a été surpris par le geste technique de classe de l’attaquant marocain de l’Olympiacos de Pirée. Les récents buts encaissés par l’ancien sociétaire d’Esae Fc démontrent sa baisse de forme. Sessi d’Almeida ne mérite pas forcément de figurer sur cette liste de contre-performance. Le joueur passé par le Camp des Loges n’a pas progressé. Il reste limité sur le plan physique. Pourtant, ses principales qualités à se donner sans réserve, ratisser, gratter quelques ballons font de lui un joueur utile au système de Gernot Rohr. Sa maladresse et son manque de vision demeurent ses faiblesses. Il quittera le regroupement pendant le stage au sein de l’équipe nationale, pour parapher un nouveau bail de deux ans, avec le Neftçi Bakou, en Azerbaïdjan, pour une année supplémentaire en option. Clair que le milieu défensif béninois, formé au Paris Saint-Germain, ne cesse de régresser, après un bref passage à l’Apollon Limassol. Tops A l’opposé de Marcel Dandjinou, Serge Obassa, champion en titre de la Nigerian Super League, avec son club Remo Stars. Des sollicitations ont commencé à émerger, après le sacre du guépard au pays voisin, provenant de l’Afrique du Sud, ainsi que du Maghreb. Toujours en quête de ses premières minutes sous le maillot tricolore du Bénin, l’ex-portier de l’As Cotonou trépigne d’impatience, attendant de pied ferme, sa première titularisation. De beaux jours sont à espérer pour le joueur de 28 ans. Toujours parmi les tops, l’inusable Imourane Hassane, dont les performances ne cessent de croître, a offert un spectacle sans précédent au public béninois, présent dans les travées du Complexe Sportif de Fès. Titulaire indiscutable en sélection comme en club, l’ancien joueur de Loto-Popo brille par son physique. Son profil de joueur fait de lui, l’un des tauliers du milieu de terrain béninois. Sa régularité en club, avec le Grasshopper Zürich a été démontrée dans cette rencontre. Ce qui lui permet d’élargir son champ d’action, son impact, obtenant ainsi un énorme volume de jeu. Il ne fait aucun doute que ce type de joueur soit promis à un avenir radieux. A condition bien sûr, qu’il garde la tête froide, pour ne pas tomber ou se faire compter parmi les victimes de la fatuité, en guet-apens aux talents prometteurs, qui disparaissent souvent après une première saison éblouissante. Imourane Hassane est bien digne d’arborer le maillot de l’équipe nationale du Bénin. Jusqu’à l’ouverture du score marocain, Olivier Verdon rendait une copie parfaite. Cela ne l’a pas empêché de mieux se repositionner et de multiplier ses interventions. En termes de relance, il est carrément passé à côté de son match. Une mauvaise lecture de jeu à des moments décisifs, offrant des possibilités de contre-attaque à son équipe. Sa prestation en général n’est pas passé inperçue. Le trophée de MOTM (Man Of The Match) pourrait revenir à Tamimou Ouorou. En dépannage au poste d’arrière droit, en lieu et place de Rachidi Moumini, qui a ressenti des gênes musculaires pour finalement quitter le regroupement. Capable de jouer en libéro et en stoppeur, Tamimou Ouorou s’aligne également dans le rang des milieux défensifs. Promis à un brillant avenir, le joueur formé au Centre Kalala de Djougou, et après avoir fait ses classes à l’Association Sportive du Port Autonome de Cotonou, il s’épanouit pour le moment au Hatta Club, au Qatar. D’autres joueurs à l’instar de Junior Olaitan, Yohann Roche, Mohamed Tijani ou encore le capitaine Steve Mounié, très approximatif, ont brillé par leurs performances. Sauf, le nouveau sociétaire d’Augsburg Fc, maître des ballons aériens, a perdu presque tous ses duels et a manqué d’inspiration dans certaines phases de jeu. @Drocity Navigation de l’article Nutrition, cadre de vie, fonction publique : le Bénin à l’agenda des grands rendez-vous CELTIIS SUPER LIGUE PRO SAISON 2025-2026 : RETOUR AU SCHEMA CLASSIQUE DES DIVISIONS