Un an jour pour jour après sa disparition, l’ombre de l’ancien ministre des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle a plané sur l’hôtel Azalaï de Cotonou. Le journaliste Emeric Okoupeli y a lancé, ce vendredi 20 février 2026, un ouvrage biographique qui immortalise le parcours et les valeurs d’un serviteur de l’État parti trop tôt.

L’émotion était palpable et les témoignages poignants lors de la cérémonie de dédicace de l’ouvrage intitulé « Kouaro Yves Chabi, l’aurore précoce ». Ce qui devait être un simple lancement de livre s’est mué en une véritable célébration de la vie et de l’héritage de l’ancien ministre, exactement un an après son décès. Pour l’auteur, Emeric Okoupeli, ce livre est bien plus qu’une œuvre littéraire : c’est l’accomplissement d’une promesse qu’il n’imaginait pas devoir honorer si tôt.

Une promesse transformée en héritage

Lors de son allocution, l’auteur a rappelé avec émotion un échange qu’il avait eu avec le défunt ministre. Ce dernier l’avait encouragé à écrire sur le système éducatif. « Je lui ai fait cette promesse sans savoir que le premier livre que je publierai ne porterait pas sur le système éducatif mais sur lui », a confié Emeric Okoupeli, soulignant que ce conseil était devenu une « semence » dont ce livre est aujourd’hui le fruit.

L’humilité d’un grand serviteur

Le reportage met en lumière les qualités humaines exceptionnelles de Kouaro Yves Chabi. Ses anciens collaborateurs ont salué la perte d’un responsable exemplaire, marqué par une profonde humilité. Des témoignages ont rappelé qu’il appelait affectueusement ses interlocuteurs « grand frère », « ma sœur » ou « cher ami », indépendamment de leur rang.

La ministre en exercice, s’étant fait représenter, a tenu à témoigner de l’estime qu’elle porte à cette initiative qui pérennise la mémoire de son prédécesseur.

La gratitude d’une famille

Présente et très touchée, la famille du défunt a exprimé sa reconnaissance envers le Créateur, mais aussi envers le chef de l’État et son gouvernement pour le soutien indéfectible apporté durant cette épreuve douloureuse. Elle a exhorté tous ceux qui ont connu le ministre à continuer de mettre en pratique les valeurs de probité et d’engagement qu’il incarnait.

L’ouvrage « L’aurore précoce » reste désormais comme un repère pour les générations futures, témoignant qu’au-delà de la fonction politique, l’homme a laissé une empreinte indélébile dans le cœur de ses concitoyens.