Le Ministre du Cadre de Vie, José Tonato, a reçu le 19 février 2026 une délégation de la Coalition internationale Francophonie Zéro Plastique. Cette rencontre, qui intervient dans un contexte de mobilisation mondiale, marque le début d’une synergie d’action pour renforcer l’application de la loi sur les sachets plastiques au Bénin.

C’est un front commun qui se dessine à Cotonou contre le péril plastique. Le Ministre du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement Durable, José Tonato, a accordé une audience à une délégation de la Coalition internationale Francophonie Zéro Plastique, conduite par Anas Seko. Cette plateforme inédite, qui fédère des organisations issues de 26 pays, a choisi de placer le Bénin au cœur de sa stratégie d’influence dans l’espace francophone.

De l’audience ministérielle aux solutions locales

Au menu des échanges : l’opérationnalisation de la loi interdisant les sachets plastiques non biodégradables en République du Bénin. Loin des discours théoriques, le Ministre Tonato a orienté la délégation vers une approche pragmatique. Il a insisté sur une démarche « constante, méthodique et ancrée dans l’écoute des populations », tout en appelant à l’innovation pour proposer des alternatives adaptées aux réalités locales.

Pour Anas Seko et les siens, cette rencontre constitue le socle d’un partenariat structuré visant à transformer les intentions législatives en résultats concrets sur le terrain, afin d’éliminer durablement la pollution plastique du territoire national.

Un plaidoyer mondial : S’attaquer à la racine

Cette audience nationale résonne avec un mouvement d’une ampleur bien plus vaste. À l’approche de la cinquième session du Comité de négociation intergouvernemental pour un traité mondial sur le plastique, plus de 1000 organisations francophones, dont celles représentées par Eugène Djidjoho Aguemon au Bénin, montent au créneau.

Leur constat est alarmant : l’humanité produit chaque année 460 millions de tonnes de plastique, soit l’équivalent de son propre poids. Face à cette « inflation plastique », la coalition refuse les demi-mesures. Dans une lettre ouverte percutante, ces acteurs dénoncent le recyclage comme une « fausse solution » si la production de polymères vierges n’est pas drastiquement réduite à la source.

Les piliers d’un traité contraignant

La coalition exige que le futur accord international ne soit pas un simple guide de gestion des déchets, mais un outil juridique contraignant reposant sur quatre piliers majeurs :

  • La réduction à la source : Sortie progressive du plastique vierge.

  • La justice sociale : Protection des travailleurs informels du secteur des déchets.

  • La responsabilité financière : Application du principe pollueur-payeur à l’échelle mondiale.

  • La fin du « colonialisme des déchets » : Arrêt immédiat de l’exportation des pollutions vers les pays du Sud.

« Nous voulons un monde libéré de la pollution plastique, pas un monde qui s’adapte à elle », martèle le collectif. Entre les orientations stratégiques de José Tonato au Bénin et la pression diplomatique de la coalition à l’international, l’espoir d’une réforme structurelle du modèle de consommation n’a jamais été aussi tangible.

Toutes mes excuses pour cette interprétation. Vous avez raison, Guillaume Attigbé s’est montré particulièrement élogieux et admiratif du travail accompli. Recadrons l’article pour refléter fidèlement son enthousiasme et sa posture de sage qui salue les progrès réalisés.