C’était une annonce attendue, elle est désormais officielle. Invité sur le plateau du journal télévisé de TF1 ce dimanche 3 mai 2026, Jean-Luc Mélenchon a confirmé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. À 74 ans, le leader de La France insoumise (LFI) se lance dans sa quatrième course à la magistrature suprême, se présentant comme le candidat de « l’urgence » face à une conjoncture internationale qu’il juge critique. « Oui, je suis candidat », a-t-il déclaré face à la journaliste Anne-Claire Coudray, marquant le coup d’envoi d’une campagne menée sous le signe de l’expérience et de la préparation. Cette officialisation fait suite à une réunion des élus insoumis organisée plus tôt dans la journée à Paris, qui a validé la candidature du fondateur du mouvement. L’urgence comme moteur de campagne Pour justifier ce retour dans l’arène présidentielle, Jean-Luc Mélenchon invoque le contexte mondial actuel. « Nous entrons dans une saison très agitée de l’histoire du monde », a-t-il averti, citant les menaces d’une « guerre généralisée », le « changement spectaculaire du climat » et une « crise économique et sociale » imminente. Face à ces défis, le chef de file de la gauche radicale estime être « le mieux préparé » au sein de sa famille politique pour diriger le pays, assurant que « ça ne s’improvise pas ». Une stratégie axée sur la « Nouvelle France » Sur le plan programmatique, le candidat insoumis mise sur la continuité de ses combats historiques tout en proposant une « Nouvelle France ». Son projet, structuré autour de plusieurs axes majeurs, prône : La révolution citoyenne : avec notamment l’instauration d’un Référendum d’initiative citoyenne (RIC) et une transition vers un régime parlementaire stable. L’harmonie humaine et sociale : avec le partage des richesses et la formule « travailler tous, travailler moins, travailler mieux ». La planification écologique : pour concilier les besoins humains avec les limites planétaires. Une diplomatie altermondialiste : visant à « ordonner le monde » et explorer de nouvelles frontières pour l’humanité. Un face-à-face attendu avec le Rassemblement National Jean-Luc Mélenchon n’a pas éludé la question du Rassemblement National (RN), qu’il désigne comme son « adversaire principal ». Toutefois, il rejette fermement les pronostics actuels le plaçant en outsider. Affichant son optimisme, il a déclaré : « Je ne sais même pas s’ils seront au deuxième tour (…) Je pense que nous allons les battre à plate couture. » Cette candidature intervient alors que le paysage politique français traverse une période de grande effervescence, marquée par une multiplication des prétendants, notamment au sein du Parti socialiste, et une recomposition des forces en présence à moins d’un an du scrutin. Pour Jean-Luc Mélenchon, l’enjeu sera désormais de réussir à cristalliser le « vote utile » à gauche, un défi qu’il avait déjà relevé en 2022 en arrivant troisième, aux portes du second tour avec 21,95 % des voix. Navigation de l’article « La Bhagavad-Gita à la lumière de la sagesse Afa ou Ifa » : un pont inédit entre Orient et traditions africaines LA PARUTION DU LUNDI 11 MAI 2026