L’ancien président sénégalais Macky Sall effectue ce vendredi une visite éclair de trois heures dans la capitale sénégalaise, marquant son tout premier retour au pays depuis son départ du pouvoir en avril 2024. Reçu en audience par son successeur, le président Bassirou Diomaye Faye, l’ex-chef de l’État vient solliciter le soutien officiel du Sénégal à sa candidature pour le poste de Secrétaire général de l’ONU. Cette démarche, qualifiée de « pur pragmatisme d’État » par les observateurs politiques, répond à un double intérêt : elle permet d’une part de légitimer la candidature internationale de Macky Sall sous les couleurs de son pays d’origine, et d’autre part, elle s’inscrit dans la stratégie d’alliances républicaines de l’actuel exécutif. Si le camp de l’ancien président (APR) exhorte à l’union sacrée et au patriotisme derrière ce qu’il qualifie de « rendez-vous avec l’histoire » pour le rayonnement de l’Afrique, la visite suscite toutefois des débats au sein de la société civile et des collectifs de victimes qui réclament que la lumière soit faite sur les événements politiques passés. Le ministre des Forces armées, Yankhoba Diémé, a néanmoins rappelé que l’ancien chef de l’État n’est visé par aucune poursuite et reste pleinement libre de ses mouvements. Navigation de l’article Coopération Sahel-UA: L’Union africaine tend la main au Burkina Faso Affaire Pegasus : Le double jeu qui ébranle l’axe Paris-Rabat