Alors que les nouvelles conditions d’obtention du permis de conduire suscitent de vifs débats dans les auto-écoles et sur la toile, l’Agence nationale des transports terrestres (ANaTT) apporte des clarifications majeures. Portée par un nouvel arrêté adopté le 26 mai 2026, cette refonte vise à adapter l’évaluation des candidats aux réalités technologiques et de sécurité routière actuelles.

Le système d’évaluation des conducteurs s’offre une cure de jouvence indispensable. Au Bénin, la réforme du permis de conduire est sur toutes les lèvres. Face aux interrogations grandissantes du public, Auguste José-Marie Adjovi, Directeur des études, de la réglementation et du contrôle (DERC) à l’ANaTT, a tenu à recadrer les enjeux d’un processus engagé par le gouvernement depuis 2021. L’objectif affiché est clair : garantir que chaque titulaire du précieux sésame dispose des réelles compétences nécessaires pour affronter la route.

Un cadre réglementaire dépassé

Selon l’ANaTT, le dispositif en vigueur jusqu’ici n’était plus en phase avec les exigences de notre époque. Le DERC pointe directement du doigt les limites de l’ancienne formule :

  • L’arrêté de 2015, qui régissait l’obtention du permis de conduire, est jugé obsolète et déconnecté des réalités actuelles de la circulation.

  • L’évaluation pratique actuelle est jugée largement insuffisante, le candidat étant quasi exclusivement évalué sur l’exercice du créneau, ce qui ne permet pas de mesurer l’ensemble des aptitudes à une conduite responsable en situation réelle.

L’ère de la biométrie et de la numérisation

Pour corriger ces lacunes, le gouvernement a adopté, le 26 mai 2026, un nouvel arrêté redéfinissant les règles du jeu. Le nouveau dispositif s’appuie massivement sur l’innovation technologique pour renforcer la transparence et la fiabilité des examens.

Désormais, le parcours intègre le permis biométrique, la digitalisation complète des procédures administratives, ainsi que l’usage d’outils numériques performants tout au long des épreuves d’évaluation des candidats.

La sécurité routière comme boussole

Loin d’être une simple contrainte administrative, cette refonte est présentée par les autorités comme un levier majeur de sécurité publique. L’enjeu est double : faire baisser le taux d’accidents sur les axes routiers béninois et rehausser la crédibilité internationale du permis de conduire délivré au Bénin. Une évolution nécessaire qui, au-delà des polémiques de départ, pose les bases d’un comportement routier plus citoyen et sécurisé.