La chambre des libertés et de la détention de la juridiction spéciale s’est prononcée sur la demande de remise en liberté d’office formulée par les conseils de Richard Boni. Malgré les arguments techniques soulevés par les avocats concernant la régularité de la détention provisoire, les juges ont décidé de maintenir les prévenus sous les verrous en attendant l’issue de l’instruction. La quête de liberté provisoire se prolonge pour l’acteur politique Richard Boni. Conduit ce jeudi 16 juillet 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), le président du parti « Le Libéral » a vu sa demande de remise en liberté d’office rejetée par les juges de la chambre des libertés et de la détention. Un coup d’arrêt procédural qui oblige le dirigeant politique et ses codétenus à retourner en cellule en attendant l’aboutissement de ce dossier complexe. Une bataille juridique sur la forme La présence de Richard Boni dans les couloirs de la juridiction spéciale hier fait suite à une initiative offensive de ses conseils. Les avocats de la défense ont en effet sollicité une mise en liberté d’office en soulevant un moyen de forme particulièrement technique : ils évoquent l’existence d’un vice de procédure lié à la prolongation de la détention provisoire des mis en cause. Bien que la chambre des libertés ne se soit pas rangée du côté des arguments de la défense, cette démarche démontre la combativité des avocats, déterminés à exploiter toutes les garanties légales et les subtilités du code de procédure pénale pour préserver les droits de leurs clients. L’instruction suit son cours Pour rappel, Richard Boni est détenu provisoirement depuis mai 2025 aux côtés de deux autres personnes, parmi lesquelles figure l’ancien directeur des partis politiques et des affaires électorales du ministère de l’Intérieur. Les prévenus sont poursuivis pour des soupçons de blanchiment de capitaux et de corruption d’agents publics. Selon la thèse de l’accusation, des fonds auraient été versés afin de faciliter l’obtention du récépissé officiel accordant une existence légale au parti « Le Libéral ». Face à ces accusations portées par le procureur spécial près la Criet, la défense de M. Boni reste unie et déterminée. Ses avocats contestent vigoureusement la matérialité des faits reprochés. L’instruction judiciaire se poursuit de manière rigoureuse afin de faire toute la lumière sur cette affaire, dans le respect des règles du débat contradictoire. Navigation de l’article Bac 2026/Epreuves orales : Entre stress et délivrance, le grand frisson de l’ultime étape Coopération Sahel-UA: L’Union africaine tend la main au Burkina Faso